La « pause » du réchauffement climatique: une perte de temps?



Je me souviens très bien d’une phrase que j’ai lue dans un cours de méthodologie pendant mon bac en histoire. Comme les instructions du prof étaient simplement « expliquez, illustrez, commentez » en 3 pages, j’ai bien dû la lire 35 fois : « Du point de vue méthodologique, chaque problématique produit ses propres faits en s’appropriant les données du réel au moyen de ses concepts. »

Bon, soit, si je l’ai lue 35 fois, à moins que ce ne soit 53, c’est aussi parce que la citation (j’ai oublié qui l’a écrite) n’était pas exactement phrasée pour être comprise rapidement. Mais elle signifie grosso modo que, même en essayant de se faire aussi objectif qu’il est humainement possible de l’être, le simple fait de choisir une question de départ et de la formuler d’une certaine manière a pour effet de « mouler », de « biaiser » notre perception du monde et de nous faire faire un tri dans les faits pertinents. À vue de nez, cela fait terriblement « sciences sociales » — et ça l’est —, mais c’est quand même en plein dans cette veine que s’inscrit une étude qui vient de paraître dans le Bulletin de la Société américaine de météorologie et qui tente de comprendre pourquoi tant de climatologues ont consacré tant d’efforts, ces dernières années, à essayer d’expliquer la fameuse «pause» dans le réchauffement climatique, alors que celle-ci n’existe même pas.

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Ana

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