La pauvreté est devenue banale








Les statistiques sont malheureusement, dramatiquement stables. Cela donne un aspect tragique, un air de fatalité à la pauvreté. Or face à la fatalité, il n’y aurait plus que la charité. C’est pourtant totalement faux. La pauvreté est essentiellement un phénomène politique, c’est-à-dire qui découle de l’organisation de la société. La pauvreté est politique, et en Belgique elle est donc aussi communautaire.




En Belgique, la pauvreté est lentement et sûrement devenue un phénomène banal, normal. Nous créons de plus en plus de richesses et d’emplois ces dernières années, mais la pauvreté ne baisse pas, au contraire. Pour le comprendre il faut se plonger dans les statistiques. Malheureusement, le phénomène de la pauvreté est très mal mesuré. Mais en collectant beaucoup de données et en écoutant ceux qui sur le terrain luttent contre la pauvreté, le constat est sans appel : la précarité ne diminue pas, elle a même tendance à augmenter.

Généralement on mesure la pauvreté par un seuil, qui est le revenu disponible. On est techniquement pauvre quand il est inférieur à 60% du revenu médian national (seuil de pauvreté). Concrètement en Wallonie un cinquième de la population vit dans un ménage ne disposant pas d’un revenu de 1187 € pour les isolés. Ce cinquième de la population, c’est un chiffre qu’on retrouve souvent dans d’autres indicateurs. Le taux de privation des enfants est ainsi de 21% en Wallonie, c’est-à-dire les enfants qui vivent dans un ménage où ils sont privés de biens de base, comme des vêtements neufs, ou d’au moins un fruit et légume par jour. C’est encore plus le cas à Bruxelles.

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Istacec

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