La politique du dos tourné…



 


C’est l’image du Week-end, une partie du personnel soignant de l’Hôpital Saint Pierre a tourné le dos à Sophie Wilmès, la première ministre, qui effectuait une visite de terrain. Un symbole de la méfiance qui règne envers son gouvernement chez une (grosse) partie du personnel soignant.

 


 

Cette politique du dos tourné est un geste à la valeur symbolique très puissante. Il est d’abord médiatiquement très marquant. Mais c’est surtout la première manifestation de l’animosité qu’une partie importante du personnel du secteur de la santé, en particulier les infirmiers et les infirmières, nourrit envers le gouvernement fédéral.

Bien sûr ce mécontentement s’est exprimé plusieurs fois déjà. Il y a eu de nombreuses prises de paroles de délégués syndicaux, des interviews, des témoignages de colères sur plusieurs sujets, en particulier le manque de préparation, la pénurie de matériel, le manque de moyens.

Mais c’est le premier geste organisé de contestation. Nous voilà revenus avant la crise, au moment où le personnel soignant manifestait quasiment chaque semaine, ce qui avait d’ailleurs poussé le parlement à adopter le fonds blouse blanche.

Avec la crise du Coronavirus, la contestation prend une autre dimension. Le rapport de force est évidemment devenu beaucoup plus favorable pour tous les travailleurs de la santé. Après avoir été applaudi durant des semaines pour avoir courageusement affronté l’épidémie, plus aucun responsable politique ne peut risquer de se mettre à dos les travailleurs de la santé. Les dos tournés de Saint Pierre sont potentiellement dévastateurs pour l’image du gouvernement fédéral, de Sophie Wilmès et son parti le MR.

La suite ici  :La politique du dos tourné…

19.05.20

Istacec

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