La priorité aux actionnaires de plus en plus contestée


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« Dès lors que ces actionnaires trouvent légitime d’encaisser un rendement de 13 % ou 15 % quand le coût de l’argent est à 2 %, il n’est guère d’autre solution pour un dirigeant que de faire feu de tout bois, s’endetter sans mesure, étrangler les salariés, les fournisseurs, émettre du CO2 sans payer, brûler les ressources naturelles sans considération pour les dégâts occasionnés. »

 


Les actionnaires de LafargeHolcim peuvent être rassurés. Le groupe a beau avoir perdu 1,7 milliard de francs suisses (1,5 milliard d’euros) en 2017, lancé un plan pour comprimer les coûts, et se trouver au cœur d’un scandale pour avoir pactisé avec l’organisation Etat islamique en Syrie, ils ne seront pas privés de dividendes pour autant. Mercredi 16 mai, ils toucheront, comme l’année précédente, 2 francs suisses par action. Qu’il aille bien ou mal, le champion du ciment reste généreux. En 2015, le PDG avait déjà annoncé simultanément une perte record et une hausse du dividende. Si bien qu’en cinq ans, ce groupe suisse du CAC 40 a gagné seulement 1,2 milliard de francs, mais distribué à ses propriétaires presque deux fois plus d’argent. Quitte à puiser pour cela dans ses réserves.

LafargeHolcim n’est pas un cas unique. En France, en Europe, le capitalisme évolue depuis des années vers un modèle qui donne la priorité aux actionnaires, toujours gagnants ou presque. Un mouvement puissant, mais contesté. Témoin, le rapport sur les profits du CAC 40 publié conjointement, lundi 14 mai, par l’organisation non gouvernementale Oxfam et le Bureau d’analyse sociétale pour une information citoyenne (Basic).

La suite ici  : Profits du CAC 40 : la priorité aux actionnaires de plus en plus contestée

15.05.18

Istacec

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