«La reconnaissance juridique du féminicide est un enjeu crucial»








En l’état actuel du droit belge et du droit français, tuer une femme en raison de son sexe est seulement une circonstance aggravante dans le cadre d’infractions spécifiquement identifiées par le Code pénal. Ce n’est pas suffisant.





Commettre un féminicide – né de la contraction de « féminin » et « homicide » – (parfois appelé aussi « fémicide »), c’est tuer une femme parce que c’est une femme. A l’heure où la France vient de déplorer le 101e féminicide de l’année 2019, la question de sa reconnaissance juridique est plus que jamais dans l’air du temps.

Car, en effet, ni en France, ni en Belgique, le féminicide n’est reconnu comme une infraction autonome. En l’état actuel du droit belge et du droit français, tuer une femme en raison de son sexe est seulement une circonstance aggravante dans le cadre d’infractions spécifiquement identifiées par le Code pénal.

La lutte contre le féminicide est un phénomène complexe, avec des enjeux interdisciplinaires entre psychologie, sociologie, droit, sciences politiques, etc. D’ailleurs, comme l’a montré l’Organisation mondiale de la santé, le féminicide peut prendre différentes formes. Dans les cas les plus fréquents (35 % des cas) le féminicide est dit « intime », c’est-à-dire qu’il a été commis par un (ex-) compagnon ou conjoint. Il peut toutefois aussi s’agir d’un féminicide « commis au nom de l’honneur » ou « pour des raisons culturelles ». Le féminicide peut également être « non intime » lorsqu’il a été commis par une personne qui n’est pas en relation intime avec la victime.

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8.09.19

Istacec

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