La terre et la mer étouffent sous les déchets plastiques





Depuis l’an 2000, le monde a produit autant de plastique que toutes les années précédentes combinées. Chaque année, la production et la consommation d’emballages et autres composants plastiques est supérieure à celle de l’année précédente. Le secteur de l’emballage à usage unique — sacs, sachets, barquettes, bouteilles — est un des principaux moteurs de cette croissance. Avec un sombre corollaire : l’explosion du nombre de déchets. En 2016, l’humanité a engendré 310 millions de tonnes de rebuts plastiques.



Or, à cause de notre incapacité mondiale à gérer les déchets plastiques chaque année, un tiers des déchets plastiques, soit 100 millions de tonnes, se transforme en polluant terrestre ou marin. Partant de ce constat alarmant, le WWF a exploré les causes et les conséquences de cette mauvaise gestion. Et sa conclusion, publiée ce mardi 5 mars dans le rapport Pollution plastique, à qui la faute n’est pas rassurante. Si rien n’est fait, la production mondiale de déchets plastiques pourrait augmenter de 41% d’ici 2030 et la quantité accumulée dans l’océan pourrait doubler d’ici 2030 et atteindre 300 millions de tonnes.

Et ça, ce n’est pas du tout une bonne nouvelle, comme le dit à Reporterre le responsable du programme océans du WWF, Ludovic Frère-Escoffier : «La pollution plastique est une catastrophe écologique, qui frappe l’ensemble des animaux, du plancton jusqu’au mammifère.» Et principalement les organismes marins. Car ce qui est jeté sur terre se retrouve bien souvent en mer, au fil des rivières, dans les estuaires, le long des littoraux, puis dans un des cinq «gyres» de notre planète bleue, ces fameux vortex situés au milieu des océans qui concentrent une soupe de microplastiques. «Sur terre, les sources de pollution sont multiples, explique Laura Châtel, de Zero Waste France. Il y a les déchets sauvages, jetés intentionnellement ou emportés par le vent, mais aussi les microplastiques contenus dans nombre de nos vêtements et ceux issus des pneus qui se retrouvent sur les routes, ainsi que les nanoplastiques utilisés dans les produits cosmétiques.»

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6.03.19

Istacec

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