La tragédie d’Idlib, échec collectif de notre époque




Selon l’ONU, quelque 900 000 personnes fuient l’offensive de l’armée de Bachar el-Assad, soutenue par l’aviation russe, dans la province d’Idlib, dans le nord-ouest de la Syrie, plus grande crise humanitaire de ce début de XXI° siècle.


Aucun mot n’est assez fort pour décrire la tragédie qui se déroule en ce moment-même dans la province syrienne d’Idlib. Et c’est surtout parce qu’il n’y a personne pour écouter, personne pour réagir et, simplement, agir.

Selon les Nations Unies, quelque 900.000 personnes, dont une importante proportion d’enfants, sont en mouvement au cœur de l’hiver syrien, fuyant une offensive de l’armée de Bachar el-Assad appuyée par l’aviation russe. Elles fuient les bombardements aériens et les tirs d’artillerie, mais ne peuvent aller nulle part, car leur seul horizon est la frontière turque fermée.

Piégés, ces centaines de milliers de civils sont coincés sur les routes ou rejoignent des camps de fortune dans les montagnes, dans l’espoir de recevoir de l’aide. L’ONU évoquait hier le cas d’une fillette morte de froid dans les bras de son père en arrivant dans un camp, tandis que le Dr Raphaël Pitti, un médecin humanitaire français en contact avec des équipes sur place, dénonçait lundi le bombardement, délibéré selon lui, d’une maternité. Pour le Dr Pitti, ce sont des crimes de guerre.

L’ONU parle de la pire crise humanitaire de ce nouveau siècle, qui ressemble décidément beaucoup au précédent. Et Michelle Bachelet, la Haut-Commissaire des Nations Unies aux droits de l’homme, ancienne Présidente chilienne, a lancé hier un appel pressant à la création de « couloirs humanitaires » pour venir en aide aux populations prises en étau.

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24.02.20

Istacec

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