L’affaire Ahmaud Arbery ravive le passé ségrégationniste des États-Unis




Un jeune Afro-Américain tué par deux Blancs, une justice locale accusée d’étouffer l’affaire et des manifestations dans la communauté noire. Les ressemblances avec l’affaire Trayvon Martin sont glaçantes: à chaque fois un jeune Noir attaqué par un Blanc armé qui le suspectait de mauvaises intentions. Peu de choses ont changé aux États-Unis.


L’Amérique va-t-elle connaître une nouvelle affaire Trayvon Martin? En 2012, l’affaire avait scandalisé tout le pays et posé les premières pierres du mouvement Black Lives Matter. Huit ans après, quasi jour pour jour, le meurtre de ce jeune Afro-Américain à Sanford, en Floride, un autre Noir, Ahmaud Arbery, a été tué par balle alors qu’il faisait son jogging le 23 février, en Géorgie.

L’affaire aurait sûrement disparu des radars si un homme n’avait pas publié, le 5 mai, une vidéomontrant l’altercation entre Ahmaud Arbery et ses assaillants: deux Blancs, Gregory McMichael, 64 ans, et son fils Travis, 34 ans. Et pour cause, jusqu’au 6 mai, soixante-quatorze jours après avoir été impliqués dans le meurtre d’Ahmaud Arbery, les deux principaux suspects étaient toujours en liberté.

La publication de la vidéo de l’altercation a immédiatement mobilisé la communauté afro-américaine autour de Brunswick. L’illustre association pour les droits civiques National Association for the Advancement of Colored People (NAACP), a organisé des manifestations devant le tribunal de Brunswick, et des personnalités publiques comme le basketteur Lebron James ont réagi sur les réseaux sociaux, jusqu’à cette déclaration lapidaire de Donald Trump lors d’une interview sur la chaîne Fox: «C’est une situation très troublante.»

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16.05.20

Istacec

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