L’affaire Khashoggi, moment de vérité pour la diplomatie de Trump


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« Quelquefois, un événement particulier, le sort d’un individu précis, devient le symbole d’une tendance historique, mondiale. [L’assassinat de Khashoggi] symbolise le retrait des Etats-Unis, comme force venant modérer les acteurs maléfiques de la planète. »

 

 


L’assassinat du journaliste saoudien est un embarras majeur pour Washington, qui a tout misé sur Riyad.Le grain de sable, qui enraye la machine. Depuis son accession à la Maison-Blanche, Donald Trump affichait un désintérêt total pour les droits de l’homme, sauf quand il s’agissait des pays ennemis comme l’Iran ou le Venezuela, ou de sauver un pasteur emprisonné en Turquie pour qui les évangélistes s’étaient mobilisés. La doctrine était simple : l’intérêt des Etats-Unis, défini au sens étroit du terme, passait avant la morale.

Et puis Jamal Khashoggi a disparu, et le château de cartes s’est effondré. Soudain, c’est toute la diplomatie de Trump qui révèle sa fragilité, son inefficacité, son ineptie, même.

Robert Kagan, éditorialiste au « Washington Post » comme l’était Jamal Khashoggi, résume bien ce qui est en jeu .Quelquefois, un événement particulier, le sort d’un individu précis, devient le symbole d’une tendance historique, mondiale. [L’assassinat de Khashoggi] symbolise le retrait des Etats-Unis, comme force venant modérer les acteurs maléfiques de la planète.

Autrement dit, note Kagan, le nationalisme cynique de Trump est une faillite morale. Mais s’il a suffi d’un seul meurtre pour ensabler la diplomatie américaine, ce n’est pas seulement parce qu’elle est immorale – c’est parce qu’elle est une succession d’échecs

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18.10.18

Istacec

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