L’année 2019 sera celle de la question sociale sur les réseaux (sociaux).



Après l’élection de Trump et le vote pour le Brexit, tout le monde a encore présent à l’esprit le mouvement des Gilets Jaunes et le rôle prépondérant que Facebook joua dans ces trois grands temps forts politiques. Avec presqu’à chaque fois l’articulation entre la plateforme « sociale » et un espace discursif plébiscité par les classes dites « populaires » ou « intermédiaires » cherchant à faire exister un espace de mobilisation et de revendications. Ou bien les actions de lobbying et d’influence visant à duper l’opinion pour peser sur le résultat d’un scrutin. 


En ce début d’année 2019 c’est au tour des Stylos Rouges de se structurer également sur Facebook. Et il y a tout à parier que d’autres luttes, d’autres revendications, d’autres collectifs, formels ou informels, continueront de se servir de Facebook comme d’un substitut à une représentativité perdue et comme remède à une invisibilité légitimement ressentie comme de plus en plus pesante. Tout à parier également sur le fait que d’autres chercheront à ramener à tout prix ce même peuple au simple rang d’utilisateur.

Souvenons-nous de ce que la « question sociale » avait représenté au 19ème siècle. La question sociale c’était :  « l’état d’interrogation profonde – voire de désarroi – dans lequel se trouvent plongés les politiques et les économistes, confrontés aux problèmes liés à la transformation radicale du travail à la suite de la révolution industrielle. (…) Selon Robert Castel, elle est la contradiction fondamentale « sur laquelle une société expérimente l’énigme de sa cohésion et tente de conjurer le risque de sa fracture … »

Deux siècles plus tard nous traversons le même genre de désarroi et d’interrogation sur le rôle, désormais clairement politique, que les réseaux sociaux remplissent.

La suite ici : L’année 2019 sera celle de la question sociale sur les réseaux (sociaux).

Istacec

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