«Le Brexit à quitte ou double». 


Brexit

 

 

Comme dans toute série dramatique, le feuilleton du Brexit entre dans une phase de tension extrême dans sa partie finale. Mais l’intrigue est devenue si confuse que l’on peine à entrevoir un happy end pour le dernier acte, pourtant toujours programmé au 29 mars prochain. Jamais l’hypothèse d’un « no deal » n’a été si réaliste dans ce scénario bâclé par les atermoiements et les palinodies britanniques.

 


Bien sûr, pour les Brexiters, « Bruxelles » fera figure d’usual suspect pour cet échec, l’UE étant accusée de vouloir démanteler la suzeraineté de la Couronne anglaise sur l’Ulster. Pour n’avoir cessé de répéter qu’être membre de l’UE donne un statut dont se prive celui qui veut en sortir, j’assume d’être solidaire avec l’Eire et de sa ferme volonté qu’aucune frontière physique ne puisse être rétablie entre les deux Irlande.

Résumé des épisodes précédents : la chambre des Communes a rejeté le 15 janvier l’accord conclu entre les Vingt-Sept et la Première ministre britannique le 25 novembre précédent, après 17 mois d’âpres négociations tenant compte des « lignes rouges » de Londres, refusant de demeurer dans le marché unique ou l’union douanière, mais aussi de celles de Dublin, exigeant le respect de l’accord de paix inter-irlandais conclu en 1998, et notamment la libre circulation sans entrave entre le nord et le sud de l’île. Theresa May devait présenter un plan B mais face à un Parlement insaisissable et divisé, elle y a renoncé. Les Communes prétendent reprendre la main et un vote aura lieu ce mardi, censé nous éclairer sur la suite de ce roman à rebondissements.

La suite ici : «Le Brexit à quitte ou double». La chronique de Guy Verhofstadt

29.01.19

Istacec

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