Le bruit et l’odeur de la N-VA








Un commentaire revient beaucoup à propos de l’accord de gouvernement flamand. Il porterait la patte du Vlaams Belang. Cela paraît tellement évident, qu’il faut être prudent. Bien sûr la victoire du Vlaams Belang a eu une influence sur le résultat de ces négociations. Mais peut-être pas autant qu’on le pense côté francophone, et surtout peut-être pas là où on le pense a priori. Il y a deux tournants dans cet accord. Un tournant identitaire, et un tournant socio-économique.



Commençons par les mesures “identitaires”. La participation de 180 euros pour le parcours d’intégration des nouveaux arrivants, la sortie d’UNIA le centre interfédéral de lutte contre le racisme, la fin de rétroactivité des allocations familiales pour les demandeurs d’asiles, ces mesures portent avant tout la marque de la N-VA. C’est ce qu’on a appelé la troisième phase du nationalisme sauce de Wever. Son nationalisme flamand s’est d’abord focalisé sur l’institutionnel, puis sur l’économique en entrant dans le gouvernement Michel, puis sur l’identitaire depuis la crise des réfugiés de 2015.

Il n’a pas fallu attendre la Victoire du Vlaams Belang pour que la N-VA se montre très sévère du “Wir Schaffen das”, le « on y arrivera » d’Angela Merkel et épouse le modèle Danois ou Autrichien beaucoup plus fermé. Il n’a pas fallu attendre la victoire du Vlaams Belang pour que la N-VA quitte le fédéral sur le pacte de Marrakech. Le Vlaams Belang n’a pas dû forcer Bart de Wever à adopter le constat d’une disproportion entre les droits et les devoirs, trop de droits pour “eux” et trop de devoir pour “nous”. La victoire du Belang lui a donné c’est vrai plus de latitude pour appliquer son programme. Mais ces éléments figurent désormais dans l’ADN du parti de Bart de Wever.

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2.10.19

Istacec

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