Le « Bruxit » de David Cameron



Le « Bruxit » se définit comme le retour du premier ministre britannique David Cameron de Bruxelles à Londres. Il invite à se demander si ce qu’il rapporte du Conseil européen des 18-19 février 2016 au Royaume-Uni est suffisant pour éviter un « Brexit » ? En dépit de profondes divergences entre États membres, le premier ministre britannique pourra au moins se prévaloir de presque trente heures de négociations d’affilée pour parvenir à arracher un accord. Selon ses propres termes, David Cameron s’estime crédible et assez fort pour pouvoir persuader le peuple britannique de voter en faveur du maintien du Royaume-Uni dans l’Union européenne.

La vision britannique de la construction européenne est entérinée. Tant dans l’arrangement que dans la Déclaration du Conseil européen sur la compétitivité, le caractère primordial du marché intérieur, la simplification et l’allègement de la législation – basé sur le programme pour une réglementation affûtée et performante, REFIT – sont mis en avant. Un nouveau mécanisme de « carton rouge » permettant à des Parlements nationaux représentant plus de 55 % des voix de bloquer une législation européenne en cours d’adoption renforce la portée du principe de subsidiarité.

La construction européenne va pouvoir se poursuivre, le Royaume-Uni – bientôt rejoint par d’autres États membres ? – restant en retrait. Le démantèlement de l’Union n’est pas loin. Malgré des sondages serrés, il reste à espérer que le peuple britannique refuse le Brexit lors du référendum du 23 juin 2016. Si ce n’est pas le cas, David Cameron devra sans doute en affronter un deuxième, car l’Écosse souhaite demeurer dans l’Union européenne. Bon courage Monsieur Cameron !

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Istacec

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