Le Centre des misérables (dans la peau d’un sans-papiers en centre fermé)


centre fermé

« Nous sommes des refusés, des sans-papiers qui ont fui leur pays, leur naissance, leur culture, leurs frères et sœurs, en un mot leur famille, sans le vouloir, sans le penser. »


Souleymane débarque en Belgique en septembre 2006 d’un vol en provenance de Conakry. Après une procédure d’asile qu’il estime bâclée, il expérimente à trois reprises la vie en centre fermé. Témoignage.

Moins de deux ans après mon arrivée à Bruxelles, j’ai été convoqué à l’Office des étrangers. Mon avocat était un médiocre, un soûlard. La réponse est tombée. Négative. Fin de la procédure.

Quand on m’a attrapé, il était seize heures. J’étais chez moi. J’ai éteint la télé, l’ordinateur, la cuisinière. Je me suis bien habillé. Je savais qu’on m’emmenait en prison. Les policiers m’ont menotté. J’ai passé la nuit au commissariat De Brouckère, dans le centre de Bruxelles. J’avais froid, j’avais faim. Sur le chemin vers le centre fermé, un flic m’a dit: « Qu’est-ce que tu as fait de mal? » Ça m’a fait de la peine. Nous avons fait un long chemin, passé beaucoup de portes: c’était la prison.

La suite ici : Altermedialab – Le Centre des misérables (dans la peau d’un sans-papiers en centre fermé)

7.10.16

Istacec

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