Le « cerveau des attentats » au pied de la lettre



Chaque année, de nouveaux mots et de nouvelles expressions naissent ou renaissent dans un débat public constamment remué par l’évolution des techniques et des sociétés. Or le langage joue une influence considérable – souvent implicite – sur la formation des opinions, d’où résulte l’exigence toujours renouvelée d’en préciser le sens et d’en mesurer la portée.  A la suite des tueries commises en 2015 sur le territoire français, une expression est devenue un élément de langage quasi incontournable pour dénoter notre ennemi public n°1  : le « cerveau des attentats », cette menace dépersonnalisée et multiforme qui prospère tantôt dans les mosquées salafistes, tantôt dans les faubourgs de Saint-Denis, tantôt en Syrie.

Reprise par la plupart des organes de presse et par de nombreux hommes politiques, le « cerveau des attentats » fait partie de ces expressions qui ne veulent presque rien dire parce qu’elles traduisent d’abord un renoncement de la pensée. Assimilé par l’extrême droite et par notre Premier ministre à la « culture de l’excuse », l’effort d’explication rationnelle du terrorisme se heurte de surcroît à ce genre de mystifications linguistiques qui entravent la réflexion et promeuvent des logiques anxiogènes.

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Istacec

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