« Le climat est entré dans notre espace psychique et social »





Qu’on le veuille ou non, le climat s’est échappé des banquises pour entrer dans notre espace psychique et social, et il est aussi réel qu’une tempête, un gilet jaune ou une adolescente de 16 ans qui refuse de reprendre le chemin de l’école.




La réalité du réchauffement climatique et de la destruction progressive de la biodiversité est aujourd’hui prouvée de manière incontestable. Nous savons qu’il faut agir rapidement, y compris ceux qui ont, de toute évidence, le moins intérêt au changement. Que l’on invoque « l’anthropocène », « le capitalocène », « l’oléocène », ou bien encore « la civilisation thermo-industrielle », il est entendu désormais que la transition écologique est inéluctable, et qu’elle suppose une métamorphose de notre mode de vie.

Or, paradoxalement, cet état des connaissances sur le défi climatique à relever et sur l’état de la planète est un facteur inhibant. Tout se passe comme si, repoussant les décisions éthiques et politiques dans un avenir idéalisé, nous rêvions de la fin du monde quand celle-ci est en train de se produire sous nos yeux.

Ces derniers mois, un déplacement a peut-être eu lieu. Une prise de conscience collective se fait jour dans la rue, sur les réseaux sociaux et dans les médias, qui porte à l’optimisme dans un contexte marqué par une mondialisation croissante et par la conjonction des crises environnementale, économique et sociale, dont l’appel au secours des gilets jaunes est un symptôme. De même, est encourageant le succès des marches mondiales pour le climat, qui ont réuni des dizaines de milliers de participants en France, et de la pétition « L’Affaire du siècle », portée par quatre organisations de protection de l’environnement et de solidarité internationale, qui assignent l’Etat en justice pour inaction climatique.

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Istacec

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