Le coup de poignard de Trump vis-à-vis des Kurdes


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La décision de Trump est une honte, un coup de poignard dans le dos. Les forces kurdes ont été les meilleures alliées de la coalition internationale en Syrie. Elles luttent encore chaque jour contre les djihadistes, et gardent des milliers de prisonniers susceptibles de se disperser dans le monde, notamment en Europe.  Chacun est désormais prévenu : la parole d’un président américain ne vaut rien

 


Seul contre tous ou presque, Donald Trump a ordonné le retrait de l’armée américaine de Syrie. « Nous avons vaincu l’Etat islamique en Syrie », a tweeté le président des Etats-Unis le 19 décembre, ajoutant plus tard dans une vidéo : « Nous avons gagné. Il est temps que nos troupes rentrent à la maison. Ils rentrent tous, et ils rentrent maintenant. »

En rappelant les 2 000 militaires engagés en Syrie, M. Trump honore une de ses principales promesses de campagne. Il envisage également le rapatriement de la moitié du contingent déployé en Afghanistan. Depuis la réponse désastreuse de George W. Bush aux attaques du 11 septembre 2001, qui privilégia guerres et invasions par rapport à une action antiterroriste plus subtile et clandestine, deux présidents américains successifs, Barack Obama et Donald Trump, ont été élus en promettant de mettre fin à ces interventions militaires.

Le problème est que la décision de M. Trump est, en l’état actuel du conflit, extrêmement dangereuse. Contrairement à ses affirmations, l’organisation Etat islamique (EI) n’a pas été vaincue. Elle a perdu depuis deux ans les villes et le territoire de son « califat », mais son chef, Abou Bakr Al-Baghdadi, est toujours vivant, et son état-major contrôlerait encore 20 000 à 30 000 combattants dans la région de la frontière irako-syenne.

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27.12.18

Istacec

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