Le Covid-19 sonnera-t-il le glas du capitalisme?




Dans une note publiée lundi 30 mars, l’économiste de la banque d’investissement Natixis Patrick Artus, pourtant admirateur et défenseur du libéralisme mondialisé, spécialiste des stratégies boursières des entreprises, s’alarme contre cette tendance populaire, contre la chute annoncée et voulue du capitalisme. cette fois-ci, d’après lui, les choses se préparent, les choses changent. 


Il est vrai que le virus du SARS-CoV-2 est en train de tout bouleverser. Les croissances mondiales plongent et l’activité est à l’arrêt. Pour beaucoup d’économistes, cela en imputerait directement au capitalisme, responsable des rigueurs qui ont contraint les budgets de la santé, coupable de la crise environnementale et de la montée des inégalités.

Selon Christophe Ramaux, maître de conférences à l’Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne et auteur du livre L’État social, ce capitalisme néolibéral, définit en quatre points (la remise en cause d’un système de protection sociale universelle, une déréglementation du marché du travail, une privatisation des services publics et une libéralisation des politiques économiques), est le «pourfendeur de la croissance pérenne et durable, du bien-être inconditionnel et du bonheur collectif. […] Les soins hospitaliers, les services de santé et l’ensemble des services publics sont les victimes expiatoires du capitalisme néolibéral».

Effectivement, alors dominant dans le monde occidental depuis plus de deux siècles et réaffirmé après la crise des subprimes en 2008, ce modèle est de plus en plus remis en cause. Les critiques contre la mondialisation, contre l’accumulation des richesses, contre la quête incessante du profit, contre l’individualisme et l’égoïsme moral s’accélèrent et s’intensifient.

D’autant plus que, à l’heure de la lutte contre la pandémie, des marques de solidarité et de sympathie s’affirment à travers les rues, dans les immeubles, dans les villages, dans les quartiers. Les gens s’entraident et s’associent, applaudissent et soutiennent le corps hospitalier, renforcent leurs dons, font face ensemble en démentant l’idéologie du chacun pour soi et du laissez-faire propre au capitalisme.

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3.04.20

Istacec

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