Le libéralisme assumé d’Emmanuel Macron pourrait se retourner contre lui


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Si sa réforme devait se traduire par encore plus de précarité pour ceux qui se retrouvent exclus du marché du travail, on n’en finirait pas de faire le lit de l’extrême droite pour les futures élections. Le libéralisme assumé d’Emmanuel Macron se retournerait contre lui. L’accueil tendu que lui ont réservé les salariés de l’usine d’Amiens de Whirpool, après le passage de Marine Le Pen en terrain conquis, a déjà donné le ton: il n’y aura plus de chèque en blanc.


On n’en connaît pas tous les détails, mais la réforme de l’actuelle assurance chômage en allocation universelle selon le projet d’Emmanuel Macron, constituerait un véritable bouleversement si elle était appliquée. Non seulement pour ceux qui seront concernés par la perte de leur emploi, mais aussi pour ceux qui financeront le système compte tenu du changement de paradigme.

Car ce n’est pas en s’attaquant à l’indemnisation du chômage qu’on le fait reculer, mais en créant des emplois. Sans faire porter aux chômeurs les conséquences de la dérive d’un système dont ils ne sont pas responsables. Dans le credo d’Emmanuel Macron, sur un marché du travail où les non salariés (artisans, indépendants et auto-entrepreneurs) sans couverture chômage sont de plus en plus nombreux, le système doit s’adapter. En outre, compte tenu des déficits annuels de l’assurance chômage (4,2 milliards d’euros en 2016 et une prévision à 3,7 milliards en 2017) et une dette de 33 milliards d’euros à la fin de l’année, une nouvelle remise à plat se justifierait. Tout dépend du contenu de la réforme.
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11.05.17

Istacec

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