Le mauvais exemple de la démocratie américaine




Pressions sur l’appareil judiciaire, attaques virulentes de ses opposants et des journalistes… par ses méthodes, Donald Trump ne cesse de mettre à l’épreuve les garde-fous du système politique américain, quitte à l’affaiblir.


Rarement profession de foi aura sonné aussi faux. Dans un plaidoyer sur les valeurs occidentales visant à resserrer le lien transatlantique, devant la conférence sur la sécurité de Munich, samedi 15 février, le chef de la diplomatie américaine, Mike Pompeo, a invoqué l’Etat de droit et l’attachement des Etats-Unis à la démocratie.

L’Ouest, cette communauté née de la guerre froide, est en bien meilleure santé que ne le prétendent certains en Europe, a assuré M. Pompeo. « L’Occident est victorieux. La liberté et la démocratie sont victorieuses. Nous respectons l’Etat de droit. »

Si ces arguments étaient efficaces à l’époque où l’unité du « bloc » occidental se forgeait autour du leadership américain contre l’idéologie soviétique, ils sont, malheureusement, de moins en moins crédibles lorsqu’ils émanent de l’équipe du président Donald Trump. Alors que les démocraties européennes sont secouées par la montée des mouvements populistes et des partis d’extrême droite, les Etats-Unis apparaissent non plus comme les promoteurs de la démocratie libérale, mais, au contraire, comme la matrice de cette contestation « illibérale ».

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18.02.20

Istacec

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