Le MR menacé d’explosion






La coalition avec la N-VA, la guerre froide entre Michel et Reynders et l’air du temps écologique coûtent cher aux libéraux francophones. Le départ d’Alain Destexhe n’est qu’un révélateur.



Charles Michel savait, en 2014, qu’il prenait un fameux risque en mettant la suédoise en selle avec la N-VA. Seul parti francophone, ultra-minoritaire dans son groupe linguistique, le MR espérait capitaliser sur une politique de centre-droit correspondant parfaitement à son programme, tant sur le plan socio-économique que sécuritaire, tout en se prévalant d’avoir obtenu que le maintien du communautaire au frigo par les nationalistes flamands. Quatre ans plus tard, l’aventure tourne au vinaigre pour Charles Michel, qui vient de reprendre la présidence. L’annonce par le franc-tireur Alain Destexhe de la création d’un nouveau parti est, en effet, révélateur d’un malaise plus large.

Que se passe-t-il au MR ? Le parti se craquèle en raison de forces centrifuges générées à la fois par les incidents de cette législature hors norme, par les effets pervers de la « paix des braves » entre clans Michel et Reynders, ainsi que par un air du temps dominé par les marches climatiques et les sondages favorables aux écologistes. Tiraillé de toutes parts, le parti est menacé d’explosion.

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1.03.19

Istacec

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