Le mur qui efface les migrants



Le mur. Toponymique. « De Berlin ». Symbolique. « Des lamentations ». Métaphorique. Le « mur » (wall) de Facebook.

Selon que vous serez, puissant ou misérable, migrant ou réfugié.

Et des migrants. Ou des réfugiés. Un autre mur sémantique et sa neutralité qui désamorce l’empathie. Les désigner comme « immigrés » serait nier les raisons même de leur exil, tant le mot est désormais inscrit dans le champ de « l’économie du travail » et irrémédiablement connoté « débat sur l’immigration », nous renvoyant à de sinistres nationalismes oublieux de l’histoire même des peuples.

Alors on les appelle « les migrants ». Mais pas « les réfugiés ». Les désigner comme « réfugiés » reviendrait à acter le fait qu’ils fuient une souffrance, une persécution, et nous renverrait donc à notre devoir de les accueillir. Un « migrant » est le terme qui convient à la « bonne » mise à distance de ces scènes pourtant à chaque fois insupportables. Le « migrant » n’est ni un réfugié que nous aurions le devoir d’accueillir, ni un « immigré » venu affoler nos sens patriotiques en mode « le bruit et l’odeur ».

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Marievh

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