Le nouveau gouvernement espagnol, un antidote au populisme


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Le défi est de taille, au-delà de la faiblesse de sa base parlementaire. Il lui faut trouver un consensus sur les principales urgences : rétablir le dialogue avec la Catalogne, régénérer les institutions démocratiques, garantir l’indépendance des médias publics comme de la justice, revenir sur la polémique sur la loi de sécurité et ses restrictions des libertés publiques, notamment.

 

 


En ces temps de montée du populisme en Europe, il y a quelque chose de rassurant dans la composition du nouveau gouvernement espagnol, présenté jeudi 7 juin au roi Felipe VI par le premier ministre, Pedro Sanchez. C’est un gouvernement résolument pro-européen, audacieusement féminin et politiquement cohérent. Le message est clair : ancrage dans l’Union européenne (UE), stabilité économique et ouverture à la société civile. Ce qui devrait être la norme dans nos démocraties occidentales est devenu si rare que la démarche mérite d’être saluée.

Avec onze femmes sur dix-sept ministres, l’Espagne innove de nouveau. « Ce n’est plus le Consejo de ministros, c’est le Consejo de ministras », plaisante-t-on à Madrid. Un autre gouvernement socialiste, celui de José Luis Rodriguez Zapatero, avait déjà montré la voie en 2005, introduisant pour la première fois en Europe, après la Suède, la parité dans une équipe gouvernementale.

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9.06.18

Istacec

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