Le nucléaire menacé d’obsolescence d’ici 20 ans







La concurrence de l’électricité renouvelable bon marché, les préoccupations en matière de sécurité et les coûts des nouvelles centrales accélèrent le crépuscule de l’énergie nucléaire. Sauf en Russie et en Chine où elle bénéficie toujours d’un important soutien de l’État.




C’est probablement l’un des secrets les plus mal gardés du monde de l’énergie : le secteur nucléaire n’est pas en mesure de fonctionner de manière autonome, un soutien gouvernemental massif lui est indispensable.

S&P Global Ratings l’a désormais clairement indiqué aux investisseurs. .«L’industrie  nucléaire mondiale est confrontée à des défis liés aux questions de sécurité, au renforcement de la réglementation post-Fukushima, aux politiques d’abandon progressif de ce mode de production dans plusieurs pays, au vieillissement des installations, à la volatilité croissante des marchés énergétiques et à la concurrence des énergies renouvelables », écrit l’agence de notation financière dans sa note publiée le 11 novembre.

« Nous voyons peu de raisons économiques justifiant de nouvelles constructions nucléaires aux États-Unis ou en Europe occidentale, en raison de la hausse massive des coûts et de la compétitivité des énergies renouvelables, qui devraient conduire à une baisse importante de la production nucléaire d’ici à 2040 », a souligné S&P.

Mais malgré ces défis, il est trop tôt pour déclarer l’énergie nucléaire morte, nuance l’agence. La Chine et la Russie, par exemple, continuent de construire de nouvelles centrales nucléaires, soutenues par la politique énergétique de ces pays et des coûts de construction nettement inférieurs, a-t-elle fait remarquer.

La suite ici : Le nucléaire menacé d’obsolescence d’ici 20 ans

16.11.19

Istacec

Laissez un commentaire

You must be connecté pour laisser un commentaire.