Le pape et l’ombre d’un schisme






L’opposition à François, qui se manifeste jusqu’au sein de la curie, s’est radicalisée, au point de mettre en cause sa légitimité.





De retour d’un voyage qui l’avait conduit dans trois pays africains, le pape François a tenu une conférence de presse, mardi 10 septembre, dans l’avion, pour répliquer à ceux qui vont jusqu’à mettre en cause sa légitimité. « Je prie pour qu’il n’y ait pas de schisme, mais je n’ai pas peur », a lancé le pontife argentin. Au regard de la théologie catholique, un schisme se définit comme un « refus de soumission au pape ou de communion avec les membres de l’Eglise qui lui sont soumis ». C’est ce qui s’était produit en 1988 lorsque Mgr Lefebvre avait défié Jean Paul II en consacrant des évêques traditionalistes sans l’aval de Rome, ce qui lui avait valu d’être excommunié.

L’Eglise catholique est-elle au bord d’un nouveau schisme ? Fortement ébranlée par les affaires de pédophilie qui nuisent gravement à son image, elle est secouée par une crise sévère. Depuis son élection en 2013, Jorge Bergoglio est l’objet de critiques de plus en plus vives de la part des courants conservateurs, notamment américains. On lui reproche pêle-mêle ses ouvertures – prudentes – sur les questions de la famille, voire de l’homosexualité, ses propos sur la justice sociale, les migrants, le capitalisme et la mondialisation. Pour le pape, toute critique, dès lors qu’elle est « loyale », est acceptable. « Je tire toujours un avantage des critiques, a-t-il expliqué, toujours. Quelquefois cela me fâche, mais on y gagne. » Et il a ironisé sur ceux qui le jugent « trop communiste » : « Les choses sociales que je dis, c’est la même chose que ce qu’avait dit Jean Paul II. La même chose ! Je le copie ! »

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14.09.19

Istacec

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