Comment Marine Le Pen a « véritablement » montré son « ancrage » dans l’extrême droite



Même si elle perd dimanche, elle aura gagné son pari d’installer véritablement le FN comme une force d’alternance qui, d’après elle, finira par arriver au pouvoir.


Michel Eltchaninoff, agrégé et docteur en philosophie, est rédacteur en chef de « Philosophie magazine ». Après avoir publié « Dans la tête de Vladimir Poutine » (Actes Sud), l’ouvrage « Dans la tête de Marine Le Pen » est sorti en janvier dernier. Pour « L’Orient-Le Jour », l’auteur revient sur ce qui reste d’extrême droite chez la candidate du Front national, c’est-à-dire pratiquement « tout », et décrypte sa campagne.

Vous démontrez dans votre livre que, malgré les tentatives de dédiabolisation, Marine Le Pen reprend toutes les thématiques de l’extrême droite. Pourriez-vous développer ce point ?
Marine Le Pen reprend l’idée traditionnelle à l’extrême droite que la France est menacée dans son identité et risque la disparition à cause de l’invasion ou de la soumission due à des personnes qui n’appartiennent pas au peuple français.

Elle pointe deux ennemis : les ennemis d’en haut, ce qu’elle appelle les élites, plus précisément la finance internationale, la finance anonyme, vagabonde, cosmopolite. Une sorte d’ennemi qui est un peu occulte, disséminé dans le monde et qui dominerait à la fois l’Europe et les représentants politiques français, donc le peuple.
La suite de cet entretien ici : Comment Marine Le Pen a « véritablement » montré son « ancrage » dans l’extrême droite – Propos recueillis par Caroline HAYEK – L’Orient-Le Jour

7.05.17

Ana

Laissez un commentaire

You must be connecté pour laisser un commentaire.