Le populisme, le chômage et l’Europe


chômage

 

 

Quatre chercheurs viennent de montrer que le chômage est un facteur déterminant du vote populiste en Europe, de la montée des partis antiestablishment, de la perte de confiance dans le politique et dans les institutions européennes

 


Une crise en Italie est ce que tout le monde redoutait le plus pour l’avenir de l’Europe. Politiques et économistes croisent les doigts à l’unisson depuis 2012 : «Mon Dieu, faites que les investisseurs ne lâchent pas l’Italie.» Pourquoi ? Principalement parce que la Grèce qui pesait moins de 2% du PIB de la zone euro a réussi à déclencher une crise majeure en 2010 avec une dette égale à 330 milliards d’euros. En comparaison, la richesse italienne représente 15% du PIB de la zone et sa dette se monte à plus de 2200 milliards aujourd’hui. En gros, vous savez qu’avec une charge de 10 on a déjà fait exploser la maison et le quartier a pris feu… Imaginez les dégâts avec une charge de 70 !

Pour l’explication plus technique, les Italiens prêtent beaucoup à l’Etat italien, ce qui se retrouve au bilan des banques. Si l’Etat italien flanche, les banques flanchent. Les marchés financiers connaissent bien ce cercle vicieux, voilà pourquoi les actions des banques italiennes ont dévissé la semaine dernière. Bref, ça sent le roussi.

Le vote extrémiste monte inexorablement en Europe depuis 2012. Expliquer cette dynamique est devenu un programme de recherche intensif autour de deux explications : d’une part, le succès électoral des extrêmes est une réaction aux valeurs progressistes en essor dans les années 2000 (pensez à Obama ou au mariage pour tous) ; d’autre part, c’est une réaction des perdants de la globalisation, du progrès technologique et de l’euro.

La suite ici :http://www.liberation.fr/debats/2018/06/04/le-populisme-le-chomage-et-l-europe_1656563?refresh=798392

11.06.18

Istacec

Laissez un commentaire

You must be connecté pour laisser un commentaire.