Le Portugal continue sa course vers le plein emploi et la réduction des inégalités sociales


Portugal

 

 

Le Portugal est devenu le meilleur élève de la zone euro avec une croissance économique au plus haut, un chômage au plus bas, des investissements en progression permanente, un déficit budgétaire qui tend vers le zéro. Toutes ces bonnes nouvelles sont de plus accompagnées par une première mondiale : l’énergie électrique produite par les renouvelables a dépassé la consommation du pays. Seul point noir, idéologique, celui là : la politique menée pour parvenir à ces résultats est encore et toujours à l’opposée de celle préconisée par Bruxelles et suivie par Berlin ou Paris. 

 


Le budget 2018 du Premier ministre portugais présenté à la Commission européenne fin 2017 n’a pas beaucoup plu. La Commission estimait que la baisse — exigée — de 0,6% des dépenses publiques ne serait — selon les calculs prévisionnels bruxellois — que de « seulement » 0,4%. Etrange reproche lorsque l’on sait que le déficit du Portugal est désormais l’un des plus bas de la zone euro, à 1,4% en 2017 et qu’il ne cesse de se réduire.

Le petit pays au bord de la récession économique — et d’un effondrement social majeur — il y a quelques années encore, améliore ses performances économiques et sociales de façon continue depuis 30 mois, au grand dam des dirigeants d’autres pays européens adeptes des politiques libérales de rigueur budgétaire, Emmanuel Macron en tête. Les dernières mesures du gouvernement d’Antonio Costa,  très décriées par son opposition de droite semblent pourtant continuer d’agir en faveur d’une amélioration générale, tant sociale qu’économique, que ce soit pour les entreprises, les investisseurs ou les salariés et les retraités des classes moyennes et populaires.

Ce que Bruxelles et la majorité des dirigeants de l’eurogroupe ne semblent pas comprendre ou vouloir entendre est pourtant très simple : réduire les déficits budgétaires ne passe pas par la seule baisse des dépenses publiques, au contraire. Plus un Etat dynamise son économie en améliorant les revenus et la protection sociale de sa population, salariés, retraités, entreprises, plus les recettes de l’Etat augmentent. La dépense publique — avec une croissance économique suffisante et stable, de 2,7% au Portugal en 2017, un chômage bas et des investissements en progression — n’est alors plus qu’un facteur d’ajustement budgétaire de faible importance.

La suite ici :Economie : en 2018 le Portugal continue sa course vers le plein emploi et la réduction des inégalités sociales

10.08.18

Istacec

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