«Le réchauffement climatique n’est pas une malédiction»


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Sait-on vraiment comment lutter contre le changement climatique ? Pas sûr, répond l’environnementaliste américain Paul Hawken. Supprimer les gaz frigorigènes, développer l’éolien en mer, réduire le gaspillage alimentaire… A partir de modélisations mathématiques, il propose un classement des 100 mesures les plus efficaces pour limiter les gaz à effets de serre.

 

 


Proclamer que le changement c’est maintenant, viser l’inversion de la courbe… Certains s’y sont cassé les dents. Pourtant, c’est bien l’ambition de Paul Hawken. A ceci près que la courbe que cet environnementaliste américain espère infléchir est celle de la concentration de gaz à effet de serre (GES) dans l’atmosphère, qui n’a jamais été aussi élevée. Pour lui, si le changement est possible dès aujourd’hui, c’est parce qu’il y a urgence à agir, mais surtout parce que les solutions sont là. C’est en tout cas ce que veut montrer Drawdown, comment inverser le cours du réchauffement planétaire (Actes Sud), sorti mercredi. Fruit du travail mené depuis 2013 sous son égide par une coalition internationale de 70 chercheurs, ce livre établit la première liste, hiérarchisée par de savants calculs, des 100 mesures les plus efficaces pour diminuer la quantité de polluants émis dans l’atmosphère… à condition de les développer massivement dans le monde entier.

Comptant sur la rationalité des chiffres pour convaincre ses lecteurs qu’une action efficace est possible, Paul Hawken fait défiler les gigatonnes de carbone et les milliards de dollars économisés, en fonction de scénarios plus ou moins ambitieux. Dans celui que les chercheurs considèrent comme plausible, plus de 1 000 gigatonnes de carbone – soit 1 000 milliards de tonnes, excusez du peu – pourraient être économisées. Au top 3 des solutions les plus efficaces : l’élimination des gaz frigorigènes utilisés dans les climatiseurs ou les réfrigérateurs, le développement de l’éolien en mer et la réduction du gaspillage alimentaire. De quoi questionner nos habitudes de consommation, la responsabilité des industriels et les choix politiques. Et le message est clair : l’efficacité des solutions étant désormais connue, il appartient aux sociétés d’agir collectivement. Car c’est ensemble que tout devient possible.

La suite icihttps://www.liberation.fr/debats/2018/05/18/paul-hawken-le-rechauffement-climatique-est-une-chance-en-tout-cas-ce-n-est-pas-une-malediction_1651113

27.01.19

Istacec

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