Le référendum sur les « étrangers criminels » qui enflamme la Suisse



Dimanche 28 février, les Suisses votent pour autoriser la déportation des immigrés qui brûlent les feux rouges ou sont ivres dans les bars. Une votation raciste qui suscite un débat national de grande ampleur.

Techniquement, lorsqu’un étranger aura été condamné pour deux délits, même mineurs (comme une faute au code de la route), il pourra être déporté sans recours judiciaire pour cinq à dix ans et se voir interdire l’accès au territoire suisse. « La politique d’expulsion systématique des étrangers condamnés, c’est-à-dire ceux qui auraient commis deux délits mineurs ou majeurs en dix ans et que veut imposer l’UDC, est totalement rétrograde », critique Dino Auciello, rédacteur en chef adjoint du magazine Bilan, à Genève. « Les conséquences de l’initiative ‘contre l’immigration de masse’ acceptée en 2014 ont déjà mis à mal les relations de la Suisse avec l’Union européenne. L’initiative ‘Pour le renvoi effectif des étrangers criminels’, soumise à votation ce dimanche, enfoncera encore le clou. Elle n’est pas conforme, en effet, à l’accord sur la libre circulation des personnes qui nous lie à l’Union européenne. Et puis, il ne faut pas oublier qu’à Genève seulement plus de 40% de la population est étrangère », rappelle Auciello.

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Istacec

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