Le « tapis de bombes » de Michael Bloomberg sur les réseaux sociaux




C’est du jamais-vu, même pour les Etats-Unis : en quelques semaines à peine, Michael Bloomberg, l’ex-maire de New York et candidat à l’investiture démocrate pour l’élection présidentielle américaine, a dépensé plus de 509 millions de dollars en publicités politiques, dans les médias et sur les réseaux sociaux, pour soutenir sa campagne. Une goutte d’eau dans la confortable fortune du multimilliardaire, estimée par le magazine Forbes à 62 milliards de dollars.


Sur Internet, les montants dépensés sont astronomiques : le candidat est le plus gros acheteur de publicités politiques sur Google (41 millions de dollars en quelques mois, contre 12 millions pour le principal comité de soutien à Donald Trump en plus d’un an). Sur Facebook, M. Bloomberg a dépensé sur son seul compte officiel près de 10 millions de dollars de publicités durant la semaine écoulée, et plus de 53 millions de dollars depuis le début de la campagne.

La plupart des publicités s’attaquent à Donald Trump et à son bilan, mais aussi à ses rivaux démocrates, à commencer par Bernie Sanders, le candidat de l’aile gauche du parti qui fait pour l’instant la course à l’investiture en tête. En moyenne, 30 000 internautes américains voient une publicité pour la campagne de M. Bloomberg chaque minute, selon les calculs de la presse américaine.

Ces budgets faramineux ont attiré une forte attention des médias américains, parce que les dépenses publicitaires des candidats sont traditionnellement l’un des indicateurs de bonne santé d’une campagne électorale aux Etats-Unis. Mais le cas de M. Bloomberg est particulier à plus d’un titre : d’abord parce que, contrairement à la plupart des candidats, ses financements proviennent de ses propres fonds, tandis que ses rivaux dépendent des dons de particuliers ou d’entreprises. Contrairement à d’autres candidats, les dépenses de M. Bloomberg n’indiquent donc pas l’ampleur du soutien populaire dont il bénéficie.

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27.02.20

Istacec

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