Le terrorisme d’extrême droite américain, de l’isolationnisme au transnationalisme




À l’origine centrés sur le combat aux États-Unis, des extrémistes de droite veulent désormais ouvrir des fronts de la «guerre raciale» partout en Occident.


Avant le 11 septembre 2001, l’attentat le plus meurtrier jamais perpétré aux États-Unis était celui du 19 avril 1995 à Oklahoma City. À la veille de ses 27 ans, Timothy McVeigh fait exploser un véhicule chargé d’un mélange de carburant et d’ammonium de nitrate (ANFO) au pied du bâtiment fédéral Alfred P. Murrah. Au total, 168 personnes sont tuées.

McVeigh était proche du mouvement des milices (Militia Movement), une mouvance d’extrême droite radicalement anti-État. Il souhaitait venger les quatre-vingt-deux civils tués lors du siège de Waco, un an exactement après la fin de ce dernier.

Cette confrontation avait opposé les forces fédérales du Bureau of Alcohol, Tobacco, Firearms and Explosives (ATF) et du FBI aux Branch Davidians, une secte accusée d’avoir stocké illégalement des armes.

Après le 11-Septembre, l’extrême droite violente est redevenue la principale menace terroriste visant le territoire américain. Entre 2010 et 2019, 76% des victimes de terrorisme aux États-Unis ont été tuées par des extrémistes de droite, soit 330 personnes sur 435.

Cette activité s’est intensifiée durant les cinq dernières années, et le terrorisme d’extrême droite américain s’insère désormais dans une nébuleuse transnationale qui veut frapper partout dans le monde.

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27.06.20

Istacec

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