Le vote catholique, aspect sous-estimé mais crucial de la présidentielle américaine



Alors que les analystes politiques se sont beaucoup concentrés sur le soutien écrasant des évangéliques blancs à Donald Trump en 2016, la plupart ont négligé de souligner le rôle crucial des catholiques dans les trois États des Grands Lacs, qui ont fait pencher la balance du Collège électoral en sa faveur – la Pennsylvanie, le Michigan et le Wisconsin. Mais les sondages montrent que les catholiques s’éloignent désormais de Donald Trump, ce qui pourrait causer sa perte.


Trump a gagné chacun de ces États par des marges étroites, mais avec un fort soutien des catholiques blancs. Cette année, le vote catholique pourrait-il à nouveau jouer un rôle clé dans le résultat final ? Comme l’écrit le professeur Ryan P. Burge dans le numéro du 20 septembre du magazine Christianity Today, pour être réélu, le président Trump peut se permettre de perdre des votes évangéliques ; mais il ne peut certainement pas se permettre de perdre des votes catholiques.

Il y a environ 51 millions de catholiques adultes aux États-Unis, ce qui représente près d’un quart de l’électorat national. Bien que, depuis les années 1980, vote national et vote catholique se suivent de très près à chaque cycle électoral, 2016 a été une exception notable : Hillary Clinton a remporté le vote populaire national, mais Trump a attiré sur son nom la majorité des électeurs catholiques.

Deux facteurs ont aidé Donald Trump à obtenir cette majorité catholique : d’une part, ses appels populistes aux électeurs blancs de la classe ouvrière des États clés de Pennsylvanie, du Michigan et du Wisconsin ; et, d’autre part, l’absence de la très attendue « vague latino ». Le vote latino a au contraire diminué de 3 % par rapport à 2012 et Trump a obtenu 10 % de voix latino de plus que Mitt Romney en 2012.

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21.10.20

Istacec

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