« Le Web a développé des résistances antibiotiques à la démocratie »


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« Le problème, ce n’est pas que les fausses informations convainquent les gens, c’est qu’elles abîment l’environnement dans lequel les autres informations circulent et les affaiblissent. »


Il y a quelque chose qui ne va pas avec le Web actuellement. Ce n’est pas inévitable, ce n’est pas irréparable, mais il est actuellement pollué, nous le savons tous. Y a-t-il des solutions ? A-t-on un projet humain pour le Web ? » Dans un discours engagé à la prestigieuse Web Conference, la plus ancienne conférence des chercheurs et professionnels du secteur qui se déroule cette année à Lyon (Rhône), Luciano Floridi, professeur de philosophie et d’éthique de l’information à l’université d’Oxford (Royaume-Uni), s’est interrogé sur ce que pourrait être un « Web bon ». Une problématique récurrente depuis l’explosion ces deux dernières années des campagnes de désinformation, de harcèlement, et les attaques en ligne contre le vivre ensemble et la démocratie.

La question du « Web bon » est loin d’être une simple marotte de geek ou d’informaticien, insiste le philosophe, car la vie en ligne imprègne notre vie quotidienne. Il compare notre vie moderne aux mangroves, ces zones de marais marins. Prenant en exemple nos smartphones dans nos poches, Luciano Floridi dresse un parallèle : « Quelqu’un demanderait : l’eau est-elle douce ou salée ? Nous lui répondrions : “Mon cher, vous ne savez pas où vous êtes, nous sommes dans une mangrove, elle est douce et salée à la fois.” C’est pareil pour Internet. Êtes-vous online ou offline ? “Mon cher, vous ne savez pas où vous êtes, nous sommes à la fois online et offline.” »


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28.04.18

Istacec

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