L’Emilie-Romagne n’est pas l’Italie



Si la gauche a remporté l’élection régionale en Emilie-Romagne, cœur historique de l’Italie communiste et industrielle, le simple fait de considérer cette victoire comme une surprise donne la mesure de la poussée nationale de la Ligue de Matteo Salvini.


Espérons qu’à l’avenir l’Italie ressemblera à l’Emilie-Romagne. » C’est par ces mots que le candidat de centre gauche Stefano Bonaccini a salué sa réélection, dimanche 26 janvier, lors d’une élection régionale identifiée depuis des mois comme un test national.

Inattendue par son ampleur – 51 %, contre 43 % à son adversaire Lucia Borgonzoni, soutenue par la Ligue de Matteo Salvini –, la victoire du candidat du Parti démocrate pourrait en effet offrir un peu d’espoir aux partis modérés italiens, qui, depuis deux ans, assistent médusés à l’irrésistible montée en puissance de l’extrême droite. De fait, la situation en Emilie-Romagne a quelque chose d’exemplaire.

D’abord parce que la région a été le théâtre d’un incontestable sursaut né du mouvement des « sardines », qui ont insufflé à la démocratie italienne un courant d’air frais dont elle avait bien besoin. Non partisan mais pas apolitique, le message de ce petit groupe de trentenaires était simple : il s’agissait de repousser les discours de haine et de repli sur soi en revenant aux sources de l’antifascisme.

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29.01.20

Istacec

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