Les 3 niveaux de nos identités en ligne





 S’agissant de notre profil numérique, les données que nous choisissons de partager ne sont que la pointe de l’iceberg. Nous ne voyons pas le reste, cachés sous la surface des interfaces conviviales des applications mobiles et des services en ligne. Les données les plus précieuses sur nous sont inférées hors de notre contrôle et sans notre consentement. Or, ce sont ces couches plus profondes et que nous ne pouvons pas contrôler qui prennent réellement les décisions qui nous affectent, pas nous »





La première couche d’information – ce que nous partageons – est la seule sur laquelle nous avons le contrôle. Elle se compose des données que nous insérons dans les médias sociaux ou les applications (informations de profil, publications, requêtes, photos, événements, déplacements…).

La seconde couche – ce que nos comportements disent aux machines – est constituée d’observations comportementales et de métadonnées qui donnent un contexte à ces choix : position en temps réel, graphe de nos relations intimes et professionnelles, le temps que nous passons, les habitudes d’achat, les mouvements de nos souris ou de nos doigts…

La troisième couche – ce que les machine pensent de nous – est composée des interprétations de la première et de la seconde couche. Nos données sont analysées et comparées en permanence à d’autres profils pour inférer des corrélations statistiques significatives… Ce qu’on appelle souvent la personnalisation, mais qui vise plus à nous catégoriser qu’à nous distinguer.

Le problème est que si l’utilisateur contrôle la première couche, ce n’est pas le cas des deux autres. Or ces inférences permettent de déterminer beaucoup de nos comportements : profil psychométrique, QI, situation familiale, maladies, obsessions, engagements… Or, nombre de décisions contraignantes sont prises depuis ces interprétations et corrélations.

La suite ici : Les 3 niveaux de nos identités en ligne

9.02.19

Istacec

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