Les conséquences économiques de l’automatisation 






La plupart des économistes considèrent l’automatisation comme positive, s’attendant à voir la technologie faire disparaître de nombreux emplois à court terme, mais en créer de nouveaux et de meilleurs à long terme. La destruction d’emplois est aujourd’hui claire et directe, les entreprises automatisant les convoyeurs d’usine, le paiement dans les supermarchés, pour ne conserver qu’une dixième des employés à des postes de superviseurs, et licencier tous les autres. C’est la suite des événements qui apparaît beaucoup moins évidente.





L’argument économique habituel consiste à considérer que les travailleurs affectés par l’automatisation perdront dans un premier temps leur emploi, mais que la population dans son ensemble verra par la suite ces pertes compensées. L’économiste et lauréat du prix Nobel Christopher Pissaridesainsi que Jacques Bughin du McKinsey Global Institute affirmentainsi que l’augmentation de productivité permise par l’automatisation engendrera « une croissance économique plus rapide, des dépenses de consommation plus élevées, une demande supérieure en main-d’œuvre, et par conséquent une plus forte création d’emplois ».

Cette théorie de la compensation apparaît cependant beaucoup trop abstraite. Pour commencer, il convient d’établir une distinction entre les innovations qui réduisent la main d’œuvre et celles qui la développent. L’innovation en matière de produits, par exemple, telle que l’arrivée de l’automobile ou du téléphone portable, vient accroître la main d’œuvre. Par opposition, l’innovation en matière de processus, ou l’introduction d’une méthode de production optimisée, vient réduire le besoin en main d’œuvre, puisqu’elle permet à une entreprise de produire la même quantité de produits ou services existants en employant moins de travailleurs.

La suite ici : Les conséquences économiques de l’automatisation | by Robert Skidelsky

22.09.19

Istacec

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