« Les entreprises d’armement se cachent derrière les Etats pour ignorer les droits humains »





Les entreprises d’armement se retranchent derrière les Etats pour justifier leur manque de diligence en matière de droits humains, constate Amnesty International dans un rapport publié lundi. Elles ont pourtant elles aussi une responsabilité en la matière en vertu des principes directeurs des Nations Unies.






Pour ce rapport, Amnesty a interrogé 22 entreprises majeures du secteur, dont la FN Herstal, qui est détenue à 100% par la Région wallonne. La plupart d’entre elles fournissent des régimes accusés de crimes de guerre, comme l’Arabie Saoudite ou le Yémen.

Aucune n’a été en mesure de démontrer qu’elle fait preuve de la diligence requise dans le domaine des droits humains. Certaines n’ont pas donné de réponses satisfaisantes, et 14, comme la FN, n’ont tout simplement pas répondu, déplore Amnesty.

La plupart des sociétés qui ont répondu à Amnesty estiment que la responsabilité des évaluations en matière de droits humains incombe à leurs États d’origine via les processus d’octroi de licences d’armements. « Cependant, la réglementation gouvernementale ne les dispense pas de mettre en oeuvre leur propre diligence requise en matière de droits humains », rappelle Patrick Wilcken. « Surtout lorsque les décisions concernant l’octroi des licences s’avèrent déficientes et lorsque les gouvernements chargés de le faire sont eux-mêmes interpellés quant à leur rôle dans des crimes de guerre et des violations des droits humains. »

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10.09.19

Istacec

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