Les Etats membres de l’UE doivent admettre la réalité consternante mais sans appel du Brexit






Pourquoi les Vingt-Sept sont-ils restés soudés sur la question irlandaise ? Parce que aucun Etat, de Dublin à Varsovie, comme à Madrid, n’a intérêt à ce que l’Irlande du Nord serve de sas d’entrée illégal aux marchandises dans le marché unique. Comment expliquer que Londres n’ait pas vu venir le nœud gordien irlandais ? Par un mélange de condescendance postcoloniale et d’incompréhension de la nature de l’UE.




Comme tous les divorces, le Brexit a laissé un temps les enfants de l’Europe sidérés et attristés. Il y a bientôt trois ans, lorsque 51,9 % des Britanniques ont choisi de quitter l’Union européenne (UE), le continent se remettait à peine de la crise financière et faisait face à un afflux de demandeurs d’asile.

Guère anticipé, le Brexit ébranlait les fondements de l’Union née du désir de paix et de prospérité dans une Europe en guerre avec elle-même depuis des siècles, et du rapprochement des peuples sur des valeurs humanistes communes, au-delà de leur culture et de leur histoire.

Le séisme venu de Londres, pensait-on, allait provoquer des répliques parmi les vingt-sept autres Etats. Les mêmes maux – nationalisme, déstabilisation due à la mondialisation et à la précarité – produiraient les mêmes effets. Le Brexit apparaissait comme un drame et un avertissement. N’y avait-il pas un moyen de convaincre et d’aider nos amis britanniques à renoncer à leur funeste décision ?

Après bientôt trois ans de négociations et de psychodrame, le paysage a totalement changé. L’UE, cette aberration à la dérive dont les brexiters promettaient de ne faire qu’une bouchée, est certes secouée par les vents du populisme, mais elle a tenu bon. Sous la houlette de Michel Barnier, négociateur en chef de la Commission pour le Brexit, elle a fait montre d’une vertu qu’elle avait rarement manifestée : l’unité.

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Istacec

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