Les Etats pusillanimes face à l’urgence climatique


urgence

 

 

D’après les calculs de l’ONU, les engagements pris par les Etats lors de la COP21 mènent à un réchauffement de 3,2 °C d’ici à la fin du siècle. Cela, à supposer que les promesses soient tenues, ce qui n’est pas le cas pour nombre de pays. Les émissions mondiales ont enregistré une hausse de 2,7 % cette année, tirées par une consommation accrue de charbon.

 


L’alerte climatique ne cesse de retentir, mais les dirigeants ne l’entendent pas. Ou d’une seule oreille. Samedi 15 décembre, les 196 pays réunis lors de la conférence mondiale sur le climat (COP24), à Katowice, en Pologne, ont certes réussi à s’entendre sur les règles d’application de l’accord de Paris conclu fin 2015. C’était une étape nécessaire, sans laquelle il aurait été vain d’espérer mettre en œuvre en 2020 le premier traité international visant à limiter le réchauffement de la planète.

Mais les décisions de Katowice ne sont ni suffisantes ni satisfaisantes face à l’ampleur du défi : l’élévation des températures qui menace la présence de l’homme sur Terre. Les Etats, invités à accroître leurs efforts par une réduction drastique de leurs émissions de gaz à effet de serre, n’ont presque pas bougé à Katowice, hésitant entre immobilisme et régression, certains Etats pétroliers allant jusqu’à remettre en cause les enseignements de la science.

Nous savons pourtant qu’il y a urgence. Les experts du GIEC, dans leur rapport d’octobre, le disent sans équivoque. Si nous voulons éviter les conséquences désastreuses d’un monde à + 1,5 °C de réchauffement, nous devons diviser par deux nos émissions d’ici à 2030. Chaque dixième de degré et chaque année comptent.

La suite ici : Les Etats pusillanimes face à l’urgence climatique

18.12.18

Istacec

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