Les Européens ouverts à un report du Brexit


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La seule hypothèse qui monte vraiment à Bruxelles, c’est que les Britanniques pourraient devoir réclamer une extension de l’article 50 au-delà du fatidique 29 mars. Les Vingt-Sept devraient en accepter le principe à l’unanimité mais c’est moins cette étape qui les préoccupe – il est entendu qu’ils donneront leur feu vert – que la question des élections européennes qui auront lieu fin mai.

 


Pas plus qu’au Royaume-Uni, les Européens ne savent ce qui va se passer après le vote du 15 janvier. Que va-t-il arriver dans la foulée du rejet très probable de l’accord négocié entre Bruxelles et le gouvernement May, « le meilleur possible » selon la première ministre britannique et Michel Barnier, le négociateur en chef de l’UE ? « Honnêtement, je n’en sais absolument rien », répètent les diplomates, dans un aveu d’impuissance très inhabituel à Bruxelles.

De mémoire d’Européen, on n’a jamais connu une situation aussi déroutante,confie l’un d’eux. Les crises grecques, de l’euro ou de la migration comportaient leur part d’incertitude, mais au moins il était possible, discrètement, d’élaborer des plans B. Là, à part se préparer au « no deal », c’est assez vain tant le processus leur échappe. Tout va dépendre de l’ampleur de la défaite attendue de Theresa May, et de la dynamique politique qui s’ensuivra à Londres.

Ces derniers jours cependant, la Commission a multiplié les signaux. Jean-Claude Juncker, son président, a promis vendredi 11 janvier que « tous les efforts » devaient être faits pour éviter le scénario d’un « no deal ». Le Luxembourgeois a assuré que la Commission et lui-même étaient en contact « en continu » avec Downing Street. « Laissez-moi faire », a ajouté M. Juncker, qui a refusé d’entrer dans les détails auprès des journalistes.

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15.01.19

Istacec

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