Les « gilets jaunes », enfants terribles d’Internet ?


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Comment Facebook alimente la rage populiste française . L’analyse est signée Frédéric Filloux,  professeur de journalisme à Sciences Po. Il désigne un coupable clair : « Facebook est l’arme la plus menaçante jamais inventée contre la démocratie. » Et d’appuyer sa démonstration avec les exemples des élections successives de Trump, Duterte et Bolsonaro, toutes plus ou moins facilitées, selon ses dires, par le réseau social.

 

 


Depuis le début du mouvement des gilets jaunes, analyses, commentaires et expertises se succèdent à mesure que les rassemblements, manifestations et blocages se multiplient. Certains émettent l’idée selon laquelle sans Internet en général, et Facebook en particulier, la révolte en cours n’aurait pu avoir lieu. On a voulu en avoir le coeur net, en se posant la question de savoir si le mouvement n’était pas aussi l’expression d’un certain nombre d’éléments propres à ce qu’on observe et analyse d’Internet depuis sa démocratisation massive : transparence revendiquée, utilisation des plateformes dans l’organisation de mouvements sociaux, créations populaires massivement partagées, mais aussi fake news, bulles de filtre et polarisation extrême des discours dans les discussions en ligne.

C’est un fait à présent établi, le mouvement protéiforme des « gilets jaunes » a des causes profondes : accroissement des inégalités de revenus, fracture entre peuple et élites, inégalités territoriales renforcées. Et si l’on veut voir plus loin, crise profonde de la démocratie représentative, et profonde remise en cause de la croyance dans le progrès et dans celle de la mondialisation heureuse. En fait de start-up nation, Emmanuel Macron se retrouve face à une jacquerie propulsée en partie par les réseaux sociaux. De notre poste d’observation, une question tourne en boucle : quelle place prend exactement le numérique dans l’avènement des « gilets jaunes » ? Et il semble que pour de nombreux observateurs, le coupable soit tout trouvé : Facebook.

La suite ici : Les « gilets jaunes », enfants terribles d’Internet ?

10.12.18

Istacec

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