Les maux et les mots de la pandémie




« Il faudra demain  interroger le modèle de développement dans lequel s’est engagé notre monde et qui dévoile ses failles au grand jour (…) Il doit y avoir des biens et des services qui doivent être placés en dehors des lois du marché. »


C’est le maître mot. Une parole forte, chaleureuse, collective : SOLIDARITÉ ! Un mot qui a pris la place de tous les autres et, en premier lieu, de tous ceux qui incarnent le système dominant. Solidarité balaie donc compétition, concurrence, profit, égoïsme, exploitation. Ce n’est qu’un mot qui peut à nouveau s’effacer quand le danger de la pandémie aura été vaincu mais pour l’instant il caractérise l’attitude des peuples mobilisés contre l’expansion de la maladie et la protection des plus menacés. En Belgique comme ailleurs.

Chacun d’eux l’exprime à sa manière. Les Italiens qui sont les plus touchés ont décidé en quelques heures de sublimer leur confinement d’abord en applaudissant les médecins et les infirmières depuis leurs fenêtres ouvertes ensuite en chantant ensemble depuis le balcon de leur appartement ou la cour de leur maison. Il y a aussi dans ce geste festif l’expression d’une solidarité et d’une résistance collective.

« Il faudra demain tirer les leçons du moment que nous traversons, interroger le modèle de développement dans lequel s’est engagé notre monde et qui dévoile ses failles au grand jour (…) Il doit y avoir des biens et des services qui doivent être placés en dehors des lois du marché. » : quand Emmanuel Macron, le héraut du libéralisme et de la « mondialisation heureuse » prononce ces paroles, cela signifie que quelque chose est en train de changer.

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17.03.20

Istacec

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