«Les Pays-Bas bâtissent un Etat de surveillance pour les pauvres»







Le projet date de plusieurs années, mais il provoque maintenant un débat national aux Pays-Bas. En cause: un système de surveillance qui, selon ses opposants, mine les fondements de la liberté démocratique. Sur les plus pauvres, l’ombre de Big Brother





Ne cherchez plus: s’il fallait se mettre d’accord sur la ville qui incarne le mieux le libéralisme et la tolérance, Amsterdam remporterait la palme. Ses célèbres coffee shops, son quartier rouge, mais aussi la légalisation du mariage du même sexe il y a presque deux décennies, l’autorisation de l’euthanasie, l’accueil naguère des minorités religieuses menacées remplacé aujourd’hui par celui du tourisme de masse. Vivre et laisser vivre! Et, en bons libéraux, les Amstellodamois accompagnent ces valeurs d’ouverture d’un solide sens du commerce.

Or une ombre plane sur ce modèle: celle d’un Big Brother qui prend ici les contours d’un algorithme mystérieux. Une affaire qui mêle technologie, collecte de big data, intrusion de l’Etat et qui, pour certains, amène le pays sur un chemin dangereux. «Les Pays-Bas bâtissent un Etat de surveillance pour les pauvres», résumait récemment un expert de l’ONU. «C’est un projet qui est l’équivalent numérique de l’intervention d’une escouade de forces de sécurité qui débarquerait chez vous et se mettrait à tout fouiller», complète la juriste Merel Hendrickx, dont l’organisation The Public Interest Litigation Project (PILP), s’oppose désormais à ces mesures devant les tribunaux.

Le projet en question a démarré il y a cinq ans, mais pratiquement personne n’avait pris la mesure de ses conséquences. Adopté au parlement national en l’absence de tout débat, SyRI (pour System Risk Indication) a tranquillement commencé à déployer ses effets.

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14.11.19

Istacec

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