Les théories de l’effondrement sont-elles solides ?


théories

 

 

Lorsque Pablo Servigne explique qu’il vaut mieux « croire à l’effondrement », avoir la « certitude »de la catastrophe plutôt que d’en supposer la possibilité, afin de mieux pouvoir la prévenir, n’est-ce pas un pur sophisme ? Et ne joue-t-il pas au prophète en surfant sur le nouveau grand récit catastrophiste, qui concurrence désormais, dans l’imaginaire occidental, le mythe du Progrès ?

 


Depuis quelques années, nous savons que la planète est affectée par de nombreuses crises écologiques mais, pour autant, aucune mesure politique sérieuse n’est prise pour les endiguer. Comme le dit Pablo Servigne, ingénieur agronome français et docteur en sciences de l’ULB : « Nous ne croyons toujours pas ce que nous savons. »

Pour tenter de résoudre ce problème grave, ce dernier a écrit avec le chercheur indépendant en prospective Raphaël Stevens un livre-manifeste, Comment tout peut s’effondrer (Seuil, 2015), dans lequel ils ont introduit le mot « collapsologie ». Les auteurs y définissent un nouvel objet de recherche, l’effondrement, situé au croisement de disciplines différentes, et proposent à la fois une synthèse et une mise en récit inédites.

Les collapsologues diagnostiquent un ensemble de crises systémiques interconnectées et globales (environnementale, énergétique, climatique, géopolitique, économique et financière, sociale, culturelle, politique, démocratique…) qui mèneraient inéluctablement, au plus tard en 2030, à l’effondrement de la civilisation mondiale thermo-industrielle et capitaliste. Pour caractériser cet « effondrement », ils reprennent la définition de l’ancien ministre de l’Environnement Yves Cochet : un « processus irréversible à l’issue duquel les besoins de base (eau, alimentation, logement, etc.) ne seront plus fournis à une majorité de la population par des services encadrés par la loi ».

La suite ici : Les théories de l’effondrement sont-elles solides ?

19.01.19

Istacec

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