Les uniformes de Salvini









Chaque jour le ministre de l’Intérieur transgresse la loi : qu’il empêche des réfugiés de débarquer des navires qui les ont secourus ou qu’il décrète la fermeture des ports italiens ou encore qu’il ferme des centres d’accueil et formation, jetant dans la rue des réfugiés en attente de régularisation ou disposant de visas humanitaires. Peu lui importe.








Matteo Salvini ne quitte plus l’uniforme. Sa garde-robe regorge désormais des habits de toutes les armes de la police qu’il enfile en fonction des circonstances, n’hésitant pas à les agrémenter des insignes de différents grades supérieurs. Au début, le ministre de l’Intérieur de La Lega tenait avant tout à affirmer sa solidarité policière et répressive sur les lieux de telle ou telle tragédie. Désormais, l’habit du gendarme est son look quotidien qu’il aille visiter le chantier du TGV Lyon-Turin dont il veut, contrairement à son allié Di Maio, l’aboutissement des travaux où qu’il fasse une incursion au Parlement qui ne tolère pourtant pas l’uniforme en ses murs ou même, comme dimanche dernier, qu’il assiste à la partie Roma-Milano.

L’affaire pourrait paraître anecdotique, au chapitre des provocations permanentes d’un homme qui affiche chaque jour un peu plus un fascisme de moins en moins rampant. Elle témoigne de la conception autoritaire des rapports que Salvini entretient avec l’État et la démocratie.

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6.02.19

Istacec

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