Lesbos à nouveau seule face au flot de réfugiés


Lesbos

Un tel périple devrait forcer l’admiration. Il semble au contraire être devenu le repoussoir absolu pour certains dirigeants européens. Car désormais, la lutte contre l’immigration clandestine figurerait en tête des priorités affichées par beaucoup d’entre eux. « Avant la lutte contre le terrorisme ou la pornographie enfantine », dénonce Statewatch, un réseau de vigilance sur les libertés civiles en Europe.


A 20 ans, Joëlle est une survivante. Il y a six mois, le 23 avril, elle s’est retrouvée au milieu de l’immensité de la mer. Seule, en pleine nuit, ballottée par les vagues, ne comptant que sur son gilet de sauvetage alors qu’autour d’elle les voix, de plus en plus lointaines, se taisaient une à une, jusqu’à ce qu’elle se retrouve dans le silence absolu d’une obscurité oppressante. Un peu plus tôt, la barque qui devait l’emmener des côtes turques jusqu’aux rivages grecs avait brusquement chaviré, avec 22 adultes et deux enfants à bord.

(Sa fille) est née quelques semaines après le naufrage, sur l’île grecque de Lesbos. Bien loin du pays natal de sa mère, la république démocratique du Congo (RDC) que Joëlle avait brusquement quitté en décembre 2016 alors qu’à Kinshasa, la capitale, la rue s’embrasait pour s’opposer au refus du régime en place d’organiser des élections. Déjà seule, déjà enceinte, la jeune femme avait alors traversé toute l’Afrique, à pied, à bord de camions… Jusqu’au Maroc d’où elle avait pris un avion pour la Turquie, avant d’embarquer en pleine nuit sur une barque surchargée, pour rejoindre la Grèce.


La suite ici : Lesbos à nouveau seule face au flot de réfugiés – Libération

31.10.17

Istacec

Mots clés :

Laissez un commentaire

You must be connecté pour laisser un commentaire.