L’Espagne se déchire autour de la dépouille de Franco


Franco

 

Au début de l’été, Pedro Sanchez a suggéré, au-delà de l’exhumation, la création d’une « commission vérité » sur la dictature de Franco, le recensement des victimes de la guerre civile et du régime franquiste et l’annulation des décisions des « tribunaux d’exception » franquistes.

 

 


Le fantôme de Franco plane de nouveau sur l’Espagne et divise le pays. Le gouvernement socialiste espagnol a approuvé, ce vendredi 24 août, le décret permettant l’exhumation de l’ancien dictateur de son mausolée. Pour être appliqué, le décret doit encore être voté par la chambre des députés. Le Parti populaire, positionné à droite et majoritaire au Parlement, ne l’entend pas de cette oreille et a déjà annoncé qu’il déposerait un recours devant la Cour constitutionnelle.

De son côté, l’exécutif est sûr de son choix. Arrivé au pouvoir le 1er juin, le socialiste Pedro Sanchez avait immédiatement fait de cette exhumation l’une de ses priorités. « L’Espagne ne peut pas se permettre, en tant que démocratie consolidée et européenne, des symboles qui divisent les Espagnols« , avait plaidé le chef du gouvernement, en soulignant que l’existence d’un mausolée abritant la dépouille d’un ancien dictateur serait « inimaginable en Allemagne ou en Italie ».

Jusqu’à présent, le complexe monumental situé dans les montagnes à 50 kilomètres de Madrid et surplombé par une croix de 150 mètres de haut, abrite les corps de quelque 27.000 combattants franquistes et d’environ 10.000 opposants républicains. Franco avait ordonné la construction de ce mausolée en 1940, prétendant en faire un lieu de « réconciliation » de tous les Espagnols.

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26.08.18

Istacec

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