L’Europe doit réagir contre les « cliniques d’obstétrique et de gynécologie d’urgence » financées par les États-Unis 




Dans un nouveau rapport, le site de nouvelles internationales openDemocracy révèle que des femmes et des adolescentes font l’objet de « désinformations et de manipulations » à une échelle extraordinaire dans des « centres d’obstétrique et de gynécologie » (COGU) dans le monde entier.


Appuyés par de puissants militants américains étroitement liés à l’administration du président Donald Trump, et qui bien souvent ressemblent à s’y méprendre à des cliniques similaires, la plupart de ces centres se targuent de donner des « conseils » impartiaux aux femmes enceintes. En fait, les effectifs y ont pour mandat de dissuader les femmes de recourir à des services d’avortement légal et dans certains cas, d’accéder aux moyens de contraception.

Aux États-Unis, les COGU se comptent par milliers. Dans la foulée du jugement de la Cour suprême des États-Unis rendu en 1973 dans la cause Roe c. Wade légalisant l’avortement dans tout le pays, Heartbeat s’est trouvée parmi les groupes qui ont développé un modèle lancé en réaction à la décriminalisation de l’avortement au niveau régional dans les années 1960. L’impartialité des cliniques d’obstétrique et de gynécologie a été constamment contestée aux États-Unis alors qu’elles se présentaient sous des atours neutres d’établissement de santé, tout en dissimulant leurs convictions religieuses et leurs intentions non déclarées de réduire l’accès à l’avortement aux femmes les consultant. Mais, jusqu’ici, l’envergure mondiale de ces activités n’avait pas été jaugée.

Mais l’ampleur de ces activités en Europe a consterné les autorités législatives, les médecins et les experts de la santé publique. En Italie seulement, on a recensé 400 COGU affiliées à Heartbeat — des douzaines d’autres en Espagne, en Croatie, en Serbie, en Roumanie et en Ukraine. Dans une COGU à l’intérieur d’un hôpital de Lombardie, notre reporter s’est fait dire que le fait de donner naissance à un enfant pouvait guérir la leucémie. En Espagne, on a donné des livres et des articles prétendant que l’avortement provoque des problèmes de santé mentale, de stérilité et des crises cardiaques. Elle a été aussi avertie que les femmes ayant subi un avortement sont « 144 % plus susceptibles » de maltraiter leurs enfants.

La suite ici :L’Europe doit réagir contre les « cliniques d’obstétrique et de gynécologie d’urgence » financées par les États-Unis | by Mary Fitzgerald

16.02.20

Istacec

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