L’Europe et les paradis fiscaux: poker menteur


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L’Union européenne entretient une relation paradoxale avec les paradis fiscaux. D’un côté, elle veut s’inscrire comme un fer de lance de la lutte engagée contre ces territoires parasites. De l’autre, elle en compte plusieurs parmi ses membres et ses riches particuliers et ses entreprises en sont de gros consommateurs !


Une étude des ONG portant sur les vingt plus grandes banques européennes démontre que les paradis fiscaux concentrent un quart (26 %) des bénéfices de ces établissements, une part élevée. En s’appuyant sur un modèle qui mesure ce que devrait être la place des banques dans ces territoires compte tenu de leur poids économique et financier, une autre analyse trouve une présence dix fois plus importante qu’attendue au Luxembourg. Dernier chiffre : 40 % du stock des investissements à l’étranger de multinationales situées en Europe se trouvent dans les paradis fiscaux.

Les firmes, les banques et les riches Européens utilisent massivement ces territoires. Et toutes les affaires de ces dernières années – Panama Papers et Paradise Papers pour ne citer que les plus récentes – ont placé des pays comme le Luxembourg, l’Irlande et les Pays-Bas au cœur des réseaux d’optimisation fiscale agressive.

Dans ce contexte, emportée par le mouvement initié par les États-Unis au début des années 2010 et relayé par les actions de l’OCDE depuis 2013, l’Union européenne tente d’avancer dans la lutte contre les paradis fiscaux. Mais c’est deux pas en avant et deux pas en arrière.


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27.01.18

Istacec

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